Le Centre Communal d’Action Sociale est une réalité

Depuis le 1er octobre le CCAS est officiellement en ordre de marche. Un outil de proximité très réactif.

Le sujet est sensible à plus d’un titre tant la précarité, qui s’invite souvent par le biais du petit écran, trouve, aussi, malheureusement une résonance particulière dans les li

Première séance d’installation du Conseil d’Administration le 13/09/2021

mites même de la commune.

Des situations parfois très difficiles qui vont pouvoir, depuis le vendredi 1er octobre, bénéficier d’une véritable écoute avec la création et le lancement du Centre Communal d’Action Sociale implanté dans les locaux situés à proximité immédiate du COSEC des Quatre-Chemins, rue Pierre de Coubertin.

Le conseil d’administration mis en place le 13 septembre dernier en a été le premier acte officiel. Avec son vice-président délégué, Didier Lorenzini, conseiller municipal qui connaît bien ce sujet, nous avons évoqué ce pas majeur dans la politique sociale de notre commune, avec un fil rouge évocateur de cette nouvelle manière de concevoir le secteur social: “Dans tout cela il y a un aspect primordial à préserver c’est la dignité des gens, car on peut tous se retrouver dans une situation délicate et tout peut aller très vite. L’aspect humain est donc vital”.

La Genèse

La création du CCAS répond, comme le précisait le conseiller en charge de cette structure à une obligation légale: “Le fait est très simple: depuis 1986, toute ville de plus de 3.500 habitants a l’obligation d’avoir un Centre Communal d’Action Sociale. Nous comblons, par conséquent, un retard de 36 ans. Il existait, jusque-là, un service d’Action Sociale, mais en devenant un CCAS qui est une entité autonome, possédant un numéro de SIRET gérée par un conseil d’administration paritaire composé de sept élus et d’autant de représentants du milieu associatif, son champ d’action s’étend de manière significative ».

Son rôle au plus près du terrain.

“La fonction première du CCAS est l’écoute, ce qui est très important, l’accueil et l’orientation. Si une personne a un problème, le CCAS est l’endroit où l’on pourra trouver une solution. On parle là d’aide à la personne et d’accompagnement. La ville doit être, naturellement, le premier interlocuteur  dans ce domaine. Le CCAS a ce rôle-là à jouer. Il existe, trois types d’action sociale,  la protection sociale, dont chacun de nous bénéficie grâce à ses cotisations,  il y a l’aide sociale  réglementaire qui nécessite, pour l’obtenir, que l’on remplisse certains critères (d’âge, de revenus…) et qui sont servies par d’autres institutions (CAF, CDC …)  et enfin l’ aide sociale facultative se situant à la périphérie de tout ce qui existe et qui s’inscrit plus spécifiquement au niveau local. C’est là que le CCAS trouve toute sa dimension avec une grande adaptabilité et une mobilisation beaucoup plus rapide car nous sommes en prise directe avec le terrain. Si l’on doit prendre des exemples concrets des dispositifs, on peut rappeler que cela passe par l’aide alimentaire, les chèques d’accompagnement personnalisés et les chèques eau en partenariat avec Kyrnolia. Le CCAS répond, dans un premier temps, à une situation d’urgence avant de structurer des réponses, sur un temps plus long, pour sortir les personnes des situations difficiles et ce de manière durable”.

Une partie de l’équipe du CCAS dans les locaux du COSEC

Se projeter sur un temps plus long

Si l’urgence est une priorité à très court terme, pour Didier Lorenzini il est important de voir beaucoup plus loin: “Nous avons, dans un deuxième temps, une obligation légale qui consiste en une analyse des besoins sociaux du territoire. Cela nous donnera une étude précise et localisée de la situation sur le territoire de la commune.  Même si nous n’avons pas de solution miracle, le but du jeu est que le moins de personnes possible passent sous les radars. Cette cartographie précise de l’action sociale sur le territoire permettra de mutualiser les moyens et les hommes en nous appuyant sur les partenaires institutionnels, bien entendu, mais aussi sur les associations qui sont les acteurs de terrain de premier plan. Sur un plus long terme, le CCAS a, également, comme vocation de devenir un acteur de la positivité et de l’émancipation. Il faut, vraiment, penser à plus longue échéance pour résoudre les problèmes de manière structurelle”.

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