José Lorenzi
Exposition de peintures, du 11 au 31 août au Bastion de France
Le peintre insulaire José LORENZI expose ses peintures au Bastion de France à partir du 11 août.
Un regard sur notre ville c'est ce que nous propose avec tout son talent José Lorenzi, en effet l'artiste nous fait redécouvrir Porto-Vecchio par son approche si particulière de la couleur et de la forme.
Les toiles de José Lorenzi nous évoquent des saveurs d'enfance, de
places de village du Sud sous un soleil éblouissant, d'insectes
bourdonnants dans une campagne lumineuse. Chacun y retrouvera la femme
de sa vie, attentive, éclatante, amoureuse ou bienveillante.
L'artiste dédicacera son ouvrage "Insulaire" qui nous fait découvrir ou redécouvrir l'artiste et son oeuvre, le mardi 11 août à 19h.
Comment et pourquoi l'insularité de l'artiste est-elle si présente dans
l'oeuvre de ce peintre majeur, fondateur de l'École Bastiaise ?
« Du Cap Corse de son enfance battu par les vents José Lorenzi a gardé le souvenir du bleu intense comme un symbole d'absolu, marqueur d'une peinture baignant dans la lumière violente de l'été méditerranéen.
Des aquarelles marines qu'il traçait sur un papier à six ans aux toiles maîtrisées que l'on trouve dans les galeries de Paris et de New-York, le parcours de l'artiste connaît une créativité féconde freinée un temps par une parenthèse stérile due à "la mort de l'art". Aux quatre coins du monde, de l'Amérique du Nord à l'Afrique en passant par l'Île Maurice, les oeuvres de José Lorenzi enrichissent des collections particulières et jusqu'aux caves du Musée d'Art Moderne à Paris.
Mais c'est à Bastia, dans sa galerie du 31 boulevard Paoli, que José Lorenzi tient une exposition permanente où il reçoit parfois ses amis et son public fidèle. Son parcours exemplaire suit les soubresauts de l'histoire de l'art durant la seconde moitié du XXe siècle.
Citons quelques thèmes rencontrés dans ses toiles : les rivages insulaires, les femmes sans visage, les ruelles mystérieuses,...
Peintre corse créant en Corse, José Lorenzi a su donner le goût du beau à des graines de créateurs. Fondateur d'une section Arts plastiques dans le cadre du lycée Marbeuf, à Bastia au début des années 1960, il a été le pygmalion de nombreux peintres, sculpteurs et stylistes de renom. L'art subit alors une crise dont il ne sort pas indemne.
Après 1968, le pionnier des sections artistiques dans l'Éducation Nationale connaît une période de doute qui l'éloigne de la création. De cette traversée du désert surgit un nouveau regard sur la vie, fortifié par cette conviction que le monde peut être embelli d'un revers de couteau sur une toile vierge. »