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Une Ville se développe
Au XIX e siècle, un caractère urbain s'affirme. Les travaux d'assèchement des marais. La croissance s'accélère durant la première moitié du XX e siècle jusqu'à nos jours.

A la fin du XVIIIe siècle, Porto-Vecchio commence sa croissance urbaine
C'est à la fin du XVIII e siècle que le caractère urbain de Porto-Vecchio va commencer à se dessiner véritablement. Pourtant à cette époque la ville voisine de Bonifacio restait plus importante avec plus de 3 000 habitants, Porto-Vecchio n'en comptant encore que 1 000 environ.

Porto-Vecchio devient chef-lieu d'un canton de 17 500 hectares légèrement plus grand que la commune actuelle (16 865 hectares) et qui comprend 1 600 habitants avec son ensemble de hameaux et de villages, dont ceux de Conca et de Lecci.


La ville connaît une croissance démographique équilibrée dans la cité et les hameaux
La cité étant devenue sûre et plus agréable que par le passé, ce sont les arrivants des hameaux des environs et de la Rocca qui vont venir s'y installer et provoquer son essor. La ville qui comptait environ 1000 habitants en 1786, en compte plus de 2000 en 1840.

La croissance de la ville ne s'est cependant pas faite au détriment des hameaux puisque le canton, dans sa totalité, est passé de 2141 habitants en 1810 à environ 3000 en 1840.

La citadelle s'ouvre sur l'extérieur et est reliée au port par un chemin direct
Carte ancienne En même temps que les grandes infrastructures routières sont aménagées (c'est en 1848 que la RN 198 est livrée à la circulation), le réseau viaire de la ville de Porto-vecchio se développe et elle est de mieux en mieux reliée à ses environs.
Au tout début du XIX e siècle des ouvertures sont ménagées dans les remparts vers les chemins de Bastia au nord et de Bonifacio au sud ;
La route dite de « la marine » est aménagée en 1855 pour relier le bourg au port où un embarcadère de 112 mètres de long est aménagé.

Les travaux d'assèchement des marais

  • La plaine du Stabiaccio et son delta en particulier ont longtemps été des zones marécageuses. La stagnation des eaux due à la faiblesse des pentes et à la lenteur des écoulements, couplées à la température élevée en saison, ont créé les conditions propres au développement des moustiques, en particulier les anophèles, vecteurs du paludisme.
  • Des travaux d'assainissement des marais de Capo di Padolu ont été réalisés entre 1850 et 1860. Toutefois, ne consistant essentiellement qu'en un colmatage des marais par un apport d'eau du Stabiaccio, les résultats escomptés ne sont pas atteints et le secteur va garder une grande partie de son insalubrité.

D'autres tentatives d'assainissement des marais sont régulièrement entreprises au cours de la seconde moitié du XIX e siècle sans davantage aboutir.

En 1911, en application d'une loi qui préconise l'assainissement des marais de la côte orientale, des grands travaux sont réalisés à Capo di Padolu par :

  • Le creusement d'un chenal de ceinture et de canaux,
  • La réalisation d'une digue et la mise en fonction d'une station de pompage (150 litres/seconde).

Ce n'est toutefois qu'au lendemain de la seconde guerre mondiale que l'assainissement véritable et définitif sera achevé avec la pulvérisation massive de DDT par l'armée américaine qui permet de lutter efficacement contre l'anophèle (moustique) agent porteur du paludisme.

La croissance s'accélère durant la première moitié du XX e siècle

Entre 1900 et 1950 la population passe de 3000 à 5000 habitants
Au début du XX e siècle, Porto-Vecchio a dépassé les 3 000 habitants. A cette époque la Corse en comptait près de 300.000, soit davantage qu'à présent.
La petite ville continue à s'aménager et à se développer notamment par l'aménagement des rues internes et la construction de chemins au-delà des anciennes fortifications.
C'est autour des années de la guerre de 1914-1918 que Porto-Vecchio va atteindre et dépasser les 4000 habitants (4242 en 1920). A ce moment-là, la commune a largement dépassé Bonifacio.
La croissance continue et a même tendance à s'accélérer avec 4743 habitants en 1926 et 5000 environ quelques années plus tard, vers 1936, la population va rester relativement stable jusqu'aux années 1950.

Porto-Vecchio s'aménage mais n'a pas encore connu sa réelle explosion de croissance
La gare Dans les années 1930, à la veille de la seconde guerre mondiale, de nombreux aménagements urbains sont réalisés dans la commune, par exemple :

  • Le prolongement de la voie ferrée de Ghisonacia vers le sud,
  • La construction du groupe scolaire (1936),
  • Les abattoirs publics rendus fonctionnels (1937),
  • La réalisation d'un réseau d'égouts auquel les nouvelles constructions doivent être raccordées.

Les premiers travaux d'électrification.
L'émergence du centre micro-régional au milieu du XX e siècle.

L'expansion de Porto-Vecchio commence véritablement à partir du milieu du XXe siècle
C'est à partir des années d'après-guerre, après l'assainissement des marais, que Porto-vecchio va connaître sa véritable expansion pour devenir le centre micro régional qu'il est devenu aujourd'hui.

Cette mutation s'exprime à travers quatre axes :

  • La croissance démographique ;
  • L'extension urbaine ;
  • Le développement touristique ;
  • Le développement économique.

Le développement touristique
C'est dans les années 1950 que l'essor touristique démarre.
Devant l'afflux constant de touristes, la commune demande la concession des plages pour pouvoir les aménager. Dans le même temps elle réhabilite et aménage leurs voies d'accès (chemins ruraux, vicinaux ou forestiers).
S'appuyant sur la qualité des sites naturels et en particulier sur les plages du littoral, le tourisme essentiellement balnéaire, a connu un essor régulier.
Pionnier à ses origines, il a démarré sur la base de concepts nouveaux à l'époque (les clubs de vacances) et est devenu en très peu de temps la première activité économique de la commune

Le développement économique
L'économie s'est considérablement développée et fait de Porto-Vecchio un des tout premiers lieux d'emplois en Corse. A l'origine entièrement rurale, l'économie Porto-Vecchiaise comprend maintenant :
L'économie liée, directement ou indirectement, au tourisme. C'est la plus importante, puisque sans elle Porto-Vecchio ne serait pas devenue et ne pourrait pas se maintenir au troisième rang des villes corses ;
Le tissu économique « résidentiel », qui est directement lié à l'existence et au fonctionnement même de la ville : les activités et les services, les commerces, les emplois publics ou privés, ...

 
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