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Intercommunalité : le Maire répond.

Dans une récente conférence de presse, le groupe d'opposition Portivechju Altrimenti a souhaité aborder la question de l'intercommunalité en employant, comme souvent désormais, un ton polémique et mensonger. Le maire de Porto-Vecchio, Georges MELA accompagné de ses adjoints, a accepté de répondre aux questions de Corse-Matin.

1) Monsieur le Maire, où en est l'intercommunalité aujourd'hui ?

La mise en place d'une coopération intercommunale a toujours été au coeur des priorités de l'équipe municipale. Mutualiser les coûts d'investissement et de fonctionnement, gérer en commun des actions, des services, des équipements et des projets structurants a toujours été dans mes préoccupations. Je rappellerai donc quelques dates clefs qui viennent démentir les propos de l'opposition sur notre prétendu immobilisme en la matière.

La commune a délibéré le 31 mars 2009 conformément aux accords des sept communes pour obtenir une mission d'assistance et d'expertise financière à la constitution de la communauté de communes du « Grand Sud », avec une participation financière de l'ensemble de celles-ci.

L'ancien 1er adjoint Antoine MARCHETTI et moi-même avons proposé plusieurs concessions, notamment en matière de représentation. Ce qu'il aurait été intéressant de dire aux porto-vecchiais, c'est que nous avons toujours eu le souhait d'associer l'ensemble des petites communes. Pourquoi ? Pour que leur voix ait un poids réel, décisionnel sur toutes nos futures validations.

Quand il a fallu désigner un représentant de plus au sein de ce regroupement, nous avons proposé sans hésitation de donner ce siège à une petite commune. C'est une approche que je qualifierai de moderne et résolument ouverte. Une seconde délibération du Conseil municipal a suivie le 22 juin 2009 ; elle actait la fixation d'un périmètre pertinent. A ce stade du processus, toutes les communes s'étaient accordées sur le territoire, la représentation et les compétences optionnelles. Restait alors la mise en place de la structure.

2) Que revendique Porto-Vecchio dans ce regroupement de communes ?

Nous ne revendiquons rien, sauf peut être d'avoir toujours été plus que favorable à la création d'une intercommunalité de projets afin de répondre avec plus d'efficacité aux nouveaux défis d'une société en constante évolution. Des réunions en sous-préfecture et préfecture ont eu lieu, ainsi qu'à la mairie de Figari et à l'Association des Maires à Ajaccio les 5 juillet et 4 août derniers, auxquelles évidemment nous avons participé activement.

Porto-Vecchio a fait beaucoup d'efforts et de sacrifices, et je pense qu'il est impensable de déstabiliser Porto-Vecchio en pensant habiller l'intercommunalité. Nous ne sommes donc pas dans une « volonté hégémonique » comme le dit le groupe Portivechju Altrimenti, mais bien ancrés dans les faits et la réalité : Porto-Vecchio avec ses 17 000 hectares et ses plus de 12 000 habitants (soit 59,92% de la population de l'extrême sud) a toute légitimité pour revendiquer les 14 sièges sur 29 auxquels elle a droit et proposés par Monsieur le Préfet de Région. En effet, la communauté de communes est administrée par un organe délibérant, composé de délégués élus par les conseils municipaux des communes membres au scrutin secret à la majorité absolue.

3) Mais alors pourquoi l'intercommunalité ne voit-elle pas le jour sur notre territoire ?

Ce qui est archaïque et surtout mensonger, c'est d'extraire des propos de leur contexte et de faire parler les élus des autres communes à tort...lesquels au demeurant étaient, je vous le rappelle tous d'accord sur le périmètre, les prérogatives de chacun et la représentation. Ce qui n'est pas rien ! Un seul point a généré à juste titre des discussions : les moyens financiers dont l'intercommunalité allait disposer. C'est malheureusement l'écueil qui fait le plus souvent échouer nombre de processus d'intercommunalité.

Nous ne sommes pas les seuls et d'autres régions en ont fait les frais. Aujourd'hui, faute de consensus sur le volet financier et fiscal, nous rentrons dans le droit commun et sommes donc soumis à la compétence de l'Etat qui début janvier 2012 donnera vie à cette structure intercommunale tant attendue.

4) Que répondez-vous à l'opposition qui juge votre vision « archaïque et dépassée » ?

Je suis maire de la 3ème ville de Corse et j'ai reçu des échos plus que favorables quant à notre démarche, considérant les propos de l'opposition « électoralistes et trop porto-vecchiais »...pas de commentaires !

Porto-Vecchio a toujours eu la ferme volonté de déboucher sur une intercommunalité. Depuis plusieurs décennies, Porto-Vecchio a joué un rôle moteur dans l'Extrême-Sud en multipliant les efforts et les mains tendues. La création du Syndicat Départemental d'Energie de l'Extrême-Sud, dont le siège est sur notre commune va en ce sens.

A ce sujet, je rappelle qu'au lieu de percevoir la taxe sur l'électricité qui représente.... %, notre commune a fait le choix de toujours laisser cette taxe au profit du Syndicat, alors que ce n'était pas une obligation. J'ai toujours préféré l'action à la critique facile, l'information vérifiée à la polémique stérile. Si l'opposition est en permanence en campagne électorale, nous, nous sommes aux affaires et continuons d'oeuvrer pour l'avenir des porto-vecchiais et de Porto-Vecchio.

 
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