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La préhistoire

Quatre sites archéologiques datant de la préhistoire sont particulièrement remarquables : Ceccia, Tappa, Tiuolagghju, Torre...

La Torre de Ceccia

Ceccia Au sud-ouest, surplombant le village de Ceccia fondé au XIX e siècle, après une marche d'environ 20 minutes, on atteint le site préhistorique. Isolé sur cette éminence non fortifiée, il daterait du XIV e siècle avant notre ère. Cette "torre" datant de l'âge du Bronze aurait été réemployée au Moyen Age.
Cette Torre se trouve sur un piton rocheux qui domine la plaine au sud de Porto-Vecchio. La partie conservée est un cylindre irrégulier dans la masse duquel se trouve une salle circulaire de 2 m de diamètre à voûte en faux encorbellement, en partie conservée. La chambre se poursuit vers l'est par un diverticule qui arrive jusqu'au parement du monument. On accède à cette chambre par une rampe partant de la plate-forme supérieure, qui supportait à l'origine d'autres structures dont il ne reste que quelques vestiges de murs. Ce monument, qui n'est en réalité que conservé dans sa partie basse, a connu d'importants remaniements à l'époque génoise.

Le castellu de Tappa castellu de Tappa

Le complexe monumental de Tappa est une structure plutôt hivernale, par opposition à Cucuruzzu qui serait à dominante estivale. Le castellu de Tappa fut construit au II e millénaire (1800-1000) avant notre ère, c'est l'une des premières forteresses construites en Corse. Le castellu est une aire fermée par une large muraille. Le monument principal a la forme d'une tour. Ce type de monument caractérise les sociétés de la Corse méridionale car la Corse septentrionale en est dépourvue.
Installé sur une petite butte d'accès relativement facile, cet édifice devait être l'un des plus importants de Corse. Un réseau d'importantes murailles, aujourd'hui très arasées, protégeait le village qui s'étendait au pied du Castellu. On accédait à ce dernier par un escalier étroit, aujourd'hui disparu, aménagé dans l'épaisseur des murs. Le monument a toutefois conservé une partie de son enceinte et une Torre, sur les 2 ou 3 qu'il comptait à l'origine. Cette Torre présente un plan assez complexe en raison de la multiplicité des couloirs secondaires, dont 2 conduisent à des sorties dérobées. Elle possède encore les premières marches de l'escalier en colimaçon qui permettait de gagner le niveau supérieur.

Tiuolaghju

Localisé dans la plaine en bordure du fleuve Stabiacciu et fouillé dans les années 1960 par R. Grosjean et J. Liegeois, le site se composait de deux coffres mégalithiques, chacun inséré dans un cercle de pierres comprenant plusieurs menhirs. Un seul de ces coffres subsiste aujourd'hui, sur une petite butte au milieu d'un champ. Régulièrement labouré, ce champ a livré d'importantes quantités d'obsidienne renvoyant aux productions du IV e millénaire et témoignant de la présence d'un habitat vraisemblablement antérieur à l'édification des mégalithes.

Le site de Torre

Au nord de la Trinité, dominant le hameau de Torre, reposent les restes d'un ensemble monumental isolé de forme semi circulaire. A une trentaine de mètres en contrebas, sur un éperon rocheux subsistent également les restes d'une tour préhistorique cyclopéenne aménagée par l'homme vers 1600 avant notre ère.
Ce monument coiffe le sommet d'une butte littorale qui domine le hameau de Torre. Il s'agit d'une construction semi-circulaire, accolée à un énorme rocher. Elle ne possède pas de chambre, dans sa partie conservée, mais un couloir et deux diverticules. Au fond du couloir, un conduit d'aération, encore visible, permettait d'évacuer la fumée. De grandes dalles couvrent le couloir et les diverticules. La partie supérieure du monument, auquel on devait accéder par un escalier extérieur, n'a pas été conservée. Ce site est facile d'accès, depuis la RN 198.

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